Tout savoir sur la Formation d'auxiliaire de puériculture
- Quelles sont les missions d'une auxiliaire de puériculture ?
- Où peut travailler l'auxiliaire de puériculture ?
Comment peut-on devenir auxiliaire de puériculture ?
- Comment se préparer aux sélections d'IFAP ?
- Quels financements pour devenir auxiliaire de puériculture ?
Avec plus de 60 000 professionnels en exercice en France en 2025, le métier d'auxiliaire de puériculture s'affirme comme un pilier indispensable du secteur de la petite enfance.
Ce métier de cœur et de responsabilité est bien plus qu'une simple profession : c'est un engagement quotidien au service de la vie et du bien-être des plus petits. Face à une demande croissante des familles et des structures de santé, s'engager dans cette voie aujourd'hui, c'est choisir un avenir professionnel solide et porteur de sens.
Que vous soyez en pleine réflexion sur votre orientation ou prêt(e) à franchir le pas de la reconversion, s'engager dans ce parcours demande de la clarté et une préparation rigoureuse. De la réalité du terrain aux spécificités de la formation en institut (IFAP), le chemin est passionnant mais exigeant.
Découvrez comment vous former au métier et maîtrisez toutes les étapes clés : comprenez les missions quotidiennes en maternité ou en crèche, décryptez le contenu du cursus de formation et apprenez comment obtenir le diplôme pour exercer enfin ce métier essentiel.
Pourquoi devenir auxiliaire de puériculture ?
On ne choisit pas le métier d'auxiliaire de puériculture par hasard. Être auxiliaire de puériculture, c’est avant tout exercer une profession par vocation qui permet de travailler auprès des enfants et de leur entourage . Il ne s’agit pas seulement de s’occuper des tout-petits.
Quelles sont les missions d'une auxiliaire de puériculture ?
Les compétences d'une auxiliaire de puériculture sont diverses et visent à dispenser des activités d'éveil et d'éducation et réaliser des soins d'hygiène et de confort pour préserver et restaurer la continuité de la vie, le bien-être et l'autonomie des enfants de 0 à 15 ans dont elle a la charge.
Elle joue un rôle essentiel dans la communication entre les parents, l’enfant et les professionnels de santé encadrants. L’auxiliaire de puériculture peut travailler sous la responsabilité d'infirmières puéricultrices, d’infirmiers ou de médecins dans le secteur hospitalier ou extra-hospitalier, qu’il soit public ou privé, ainsi que dans le secteur social ou médico-social.
Dans les services d’accueil d’enfants de moins de 6 ans, comme les crèches ou haltes-garderies, l’AP exerce généralement sous le contrôle d’un éducateur spécialisé. L’AP est amenée à s’occuper d’enfants en bonne santé, mais aussi porteurs de handicap, atteints de pathologies chroniques ou en situation de risque d'exclusion ou de maltraitance.
Où peut travailler l'auxiliaire de puériculture ?
Le Diplôme d’État d’Auxiliaire de Puériculture (DEAP) offre une liberté rare : celle de choisir son environnement de travail en fonction de ses affinités, qu'elles soient médicales, éducatives ou sociales. En 2025, avec un secteur qui compte plus de 60 000 professionnels en France, les opportunités de carrière sont vastes et variées.
Voici les principaux lieux où vous pourrez exercer vos compétences :
- En crèche ou multi-accueil : c’est le secteur qui recrute le plus. Vous y accompagnez l’éveil, le développement et l’autonomie des enfants de 0 à 3 ans dans un cadre éducatif stimulant.
- En maternité : au cœur des services de soins, vous soutenez les jeunes parents et assurez les premiers soins d’hygiène et de confort des nouveau-nés dès leur arrivée.
- En milieu hospitalier : que ce soit en pédiatrie ou dans les services de pointe comme la néonatologie, vous travaillez en binôme avec l'infirmière puéricultrice pour prendre soin des enfants malades ou prématurés.
- En PMI (Protection Maternelle et Infantile) : vous jouez un rôle clé dans la prévention en accompagnant les familles lors des pesées et des consultations de suivi médical.
- En pouponnière à caractère social : vous assurez une présence rassurante et des soins quotidiens auprès d'enfants séparés de leur famille, un cadre où l'aspect relationnel est primordial.

Quelles sont les compétences requises pour être auxiliaire de puériculture ?
Afin de se former dès sa préparation au concours, voici les compétences attestées pour être auxiliaire de puériculture :
Proposer des activités d’éveil et de la vie quotidienne adaptées à l’âge et la situation de l’enfant et accompagner les parents dans leur rôle éducatif
Apprécier l’état clinique d’une personne quel que soit son âge
Réaliser des soins adaptés à l’enfant et son état clinique
Appliquer les règles de sécurité pour l’installation et la mobilisation, ainsi qu’utiliser les techniques préventives de manutention
Savoir communiquer avec les différents intervenants : enfants, famille et personnel encadrant
Connaître et utiliser les techniques d’entretien des locaux et du matériel spécifiques aux établissements sanitaires, sociaux et médico-sociaux
Pour assurer le suivi des soins : rechercher, traiter et transmettre les informations nécessaires
Organiser son travail au sein d’une équipe pluridisciplinaire
Comment peut-on devenir auxiliaire de puériculture ?
Pour exercer ce métier, l’obtention du DEAP (Diplôme d’État d’Auxiliaire de Puériculture) est indispensable. Ce titre peut s'acquérir soit par la validation des acquis de l'expérience (VAE), soit en intégrant un IFAP (Institut de Formation d’Auxiliaire de Puériculture). Ces écoles proposent un cursus intensif de 44 semaines alliant théorie et pratique.
La formation est scindée en deux parties : des cours théoriques et des stages en milieu hospitalier ou en structure d'accueil. Organisée en 10 modules pour valider 5 blocs de compétences, elle n'est accessible qu'aux candidats ayant réussi les sélections. Pour s'adapter aux différents profils, les instituts proposent généralement deux périodes d'admission :
- La rentrée de septembre : c’est la session principale proposée par la totalité des IFAP en France.
- La rentrée de janvier : certains instituts proposent une deuxième session annuelle, idéale pour les personnes en reconversion ou celles ayant manqué la session d'automne.
Pour être accepté en école, chaque candidat doit franchir les deux étapes du concours d'entrée : la constitution d’un dossier de sélection rigoureux, suivie d'un entretien oral de motivation devant un jury de professionnels.
La réussite de ce concours est la condition pour accéder à la formation et, à terme, obtenir votre diplôme d'État. Une préparation sérieuse et anticipée est donc la clé pour transformer votre projet en succès professionnel.
Comment se préparer aux sélections d'IFAP ?
Pour intégrer un Institut de Formation d’Auxiliaire de Puériculture (IFAP), franchir l’étape de la sélection est important. Contrairement à une simple inscription, l'admission repose sur un dossier de candidature solide et un entretien de motivation devant un jury.
Dans un secteur de plus en plus compétitif, la qualité de votre présentation et la clarté de votre projet professionnel feront la différence. Il est donc primordial de préparer votre dossier et votre oral en amont pour maximiser vos chances de réussite.
Plusieurs solutions s’offrent à vous pour construire une candidature gagnante :
- Opter pour une préparation à distance : une solution flexible qui vous permet de réviser à votre rythme, tout en bénéficiant de supports pédagogiques actualisés sur les attentes des jurys.
- Intégrer une école préparatoire d'auxiliaire de puériculture : idéal pour bénéficier d'un cadre structuré, d'un encadrement par des professionnels et de simulations d'entretiens en conditions réelles.
- Se préparer seul(e) : une démarche qui demande une grande autodiscipline pour se documenter sur les compétences requises, les modules du DEAP et l'actualité sanitaire et sociale.
Quels financements pour devenir auxiliaire de puériculture ?
Le coût d'un cursus en IFAP représente un investissement important pour votre avenir. En moyenne, le prix d'une formation complète s'élève à environ 4 500 euros pour une année d'études. Cependant, ce montant ne doit pas être un frein à votre projet professionnel : de nombreux dispositifs existent pour vous aider à prendre en charge ces frais de scolarité et vos frais de vie.
Plusieurs solutions de financement s'offrent à vous selon votre profil :
- Les aides de la Région : le Conseil Régional est le principal financeur. Sous conditions (étudiants en poursuite d'études ou demandeurs d'emploi), il peut prendre en charge l'intégralité du coût pédagogique via des bourses sanitaires et sociales.
- France Travail (ex-Pôle Emploi) : si vous êtes en recherche d'emploi ou en reconversion, des aides spécifiques peuvent être débloquées pour financer votre projet.
- L'apprentissage (Alternance) : c'est une option de plus en plus populaire. En choisissant l'alternance, votre formation est intégralement payée par l'OPCO de l'établissement (hôpital, crèche) qui vous accueille. En plus de la gratuité, vous percevez un salaire chaque mois.
- Prêts bancaires et aides spécifiques : des solutions de micro-crédits ou des aides locales peuvent compléter votre budget.
Pour obtenir tous les détails sur les démarches à effectuer et les critères d'éligibilité, nous vous invitons à consulter notre page dédiée aux financements.


